Chirurgie programmée
Prothèse de hanche : préparer le retour
Bien organiser les premiers jours à la maison après une prothèse de hanche, c'est limiter les complications et les inquiétudes. L'équipe soignante vous donnera des consignes précises, mais il y a des choses que seule la famille peut préparer : le logement, les passages des infirmières, le matériel.
Avant la chirurgie : les questions à poser
- Demandez les documents de sortie provisionnels. L'hôpital vous donnera une fiche avec les consignes de rééducation et de suivi, et la liste des professionnels à contacter (médecin traitant, kinésithérapeute, infirmière). Notez-les dès maintenant.
- Contactez un cabinet de kinésithérapie avant la date de l'intervention. Les plannings se remplissent vite. Demandez si un passage à domicile est possible.
- Vérifiez si une prise en charge infirmière sera prescrite après la sortie (pansements, douche assistée). Déclarez-la auprès de votre caisse de retraite.
- Renseignez-vous auprès du service social de l'hôpital sur les aides possibles (ARDH, portage de repas, matériel loué ou fourni).
Préparer le logement
Pendant l'hospitalisation, votre proche ne peut pas se pencher, étirer sa jambe au-delà d'un certain angle, ou mettre un poids important dessus. Le logement doit être adapté pour éviter les chutes.
- Dégagez tous les passages. Enlevez les tapis qui glissent ou qui peuvent faire tomber, les petits meubles, les fils électriques.
- Mettez en place des points d'appui. Des barres de maintien dans les endroits clés, surtout aux toilettes et dans la salle de bain.
- Préparez un espace de repos facile d'accès. Un fauteuil ou un lit bas où il sera confortable les premiers jours, avec un petit tabouret pour surélever la jambe.
- Aménagez la chambre et les toilettes. Réduisez les hauteurs si possible (réhausseur de toilettes, lit plus haut). Mettez une lampe près du lit et une veilleuse sur le trajet de la chambre aux toilettes.
- Organisez l'accès à la douche. Un siège de douche ou un tabouret bas pour qu'il puisse se laver sans se pencher.
Le matériel et les équipements
Selon son état, votre proche aura peut-être besoin d'équipements. L'équipe de l'hôpital ou le médecin traitant le préciseront. Ces équipements peuvent être loués ou fournis par un prestataire agréé.
- Un déambulateur ou des béquilles pour se déplacer les premiers jours.
- Un rehausseur de toilettes pour éviter de plier la jambe trop bas.
- Un siège de douche ou un tabouret pour la toilette.
- Un coussin de positionnement pour la jambe pendant le repos.
- Du matériel de pansement si l'intervention laisse une plaie à surveiller.
Pour tout matériel, contactez le prestataire au moins une semaine avant la sortie. Si c'est remboursé par la Sécurité sociale, il faut une ordonnance du médecin.
Les premiers jours : l'organisation à deux ou à trois
La première semaine est la plus délicate. Votre proche est fatigué, la douleur peut être présente malgré les antalgiques, et il ne peut pas faire grand-chose seul.
- Organisez des passages réguliers. Un passage le matin pour l'aide à la toilette et les repas, un autre l'après-midi, et une présence les premiers jours du soir.
- Répartissez entre plusieurs personnes. Plutôt qu'une seule personne surmenée, impliquez les enfants, une cousin, un ami. Chacun prend un ou deux jours.
- Notez les passages dans une application partagée. Qui a vu votre proche, à quelle heure, ce qui a été fait (repas, toilette, traitement), ce qui inquiète. Rien ne se perd.
- Mettez en place un système pour les appels. Un portable à proximité, un sonnette facile à actionner, ou une application d'aide comme Ange Gardien.
Le suivi médical et les signes d'alerte
Suivez exactement les consignes de l'équipe soignante de l'hôpital. En cas de doute, appelez votre médecin traitant ou l'équipe du service. Ne pas hésiter à appeler : les complications après chirurgie se décidaient vite.
- Les rendez-vous de suivi : avec le chirurgien, le médecin généraliste, le kinésithérapeute. Notez-les tout de suite pour ne rien oublier.
- Le traitement anticoagulant. Pendant quelques semaines après l'intervention, un traitement peut prévenir les phlébites. Respectez-le à la lettre.
- La gestion de la douleur : les antalgiques prescrits doivent être pris régulièrement, pas en attendant que la douleur devienne insupportable.
- La rééducation : commence généralement quelques jours après la sortie, à domicile avec le kinésithérapeute ou en centre de réadaptation selon les cas.
L'après-chirurgie : ce qu'il ne faut pas faire
Votre proche recevra une fiche détaillée des interdictions. Les principales concernent les amplitudes de mouvement de la jambe opérée et la charge qu'on peut mettre dessus. Suivez à la lettre.
Si une question ou un symptôme vous inquiète — fièvre, douleur très importante, gonflement qui augmente, ou tout ce qui vous paraît anormal — appelez le 15 (SAMU), le 18 (pompiers) ou le 112 en cas d'urgence. Sinon, joignez d'abord le médecin traitant ou l'équipe du service.
Les aides disponibles
Si votre proche a besoin d'aide au-delà des premiers jours :
- L'ARDH (aide au retour à domicile après hospitalisation) : quelques semaines d'aide à domicile, proposée par la caisse de retraite pendant l'hospitalisation.
- L'APA (allocation personnalisée d'autonomie) : si votre proche en a besoin de façon durable.
- Le portage de repas : contactez le CCAS de votre mairie.
- Notre article sur le retour à domicile détaille plus d'aides et de points de vigilance communs à toute hospitalisation.
Deux choses aident beaucoup après une chirurgie : avoir les papiers médicaux réunis en cas de complication, et reconnaître les premiers signes de problème, plus fréquents dans les semaines qui suivent une opération.
Ange Gardien, en deux phrases
Un bouton d'appel à l'aide sur le téléphone de votre proche : quand il appuie, tout le cercle familial est prévenu en même temps, avec sa position. Le reste du temps, l'application sert au quotidien — médicaments à cocher, rendez-vous, messages, photos.
3,99 € par mois pour six personnes, 14 jours d'essai. Voir comment ça marche.
Ange Gardien n'est pas un service de secours et ne remplace pas les numéros d'urgence. Aucun opérateur ne traite les alertes : seuls les membres de votre cercle familial les reçoivent. En cas d'urgence, appelez le 15, le 18 ou le 112 (le 144 depuis la Suisse).