Prévention

Quand c'est l'aidant qui tombe malade

La vie d'aidant concentre beaucoup de stress et de fatigue. Il arrive que l'aidant lui-même soit soudain hospitalisé ou incapable de continuer. Et si c'est vous qui devenez malade ou qui manquez un jour crucial, qui assure la continuité auprès de votre proche ?

Construire un plan B avant le besoin

Un accident, une hospitalisation, une grippe, une dépression d'épuisement : il n'y a rien à prévoir de grave, mais un plan B permet de respirer en temps de crise.

Commencez par lister au moins deux autres personnes — un frère ou une sœur, un ami proche, un voisin de confiance — qui pourraient assurer le relais. Vérifiez que chacun accepte ce rôle et comprend à quel point vous avez besoin de lui ou d'elle. Ne les mettez pas devant le fait accompli : expliquez que vous préparez juste une documentation au cas où, et que c'est un grand cadeau pour vous.

La fiche de relais : votre assurance

Créez un document simple — papier ou partagé via une application — qui décrit précisément ce qu'il faut faire au quotidien. Cette fiche doit contenir :

Cette fiche, c'est aussi une excellente occasion de prendre du recul sur votre routine. Vous découvrirez peut-être que vous seul saviez dix choses que personne d'autre ne pourrait assumer rapidement. C'est là que le relais commence.

Informer clairement plusieurs personnes

Ne pas mettre tous les œufs dans le même panier. Que se passe-t-il si la personne 1 (à qui vous aviez confié la fiche) s'oppose au rôle, part en vacances ou ne répond pas au téléphone d'urgence ?

Partagez votre plan avec au moins une ou deux autres personnes, sans forcément leur donner tous les accès. L'objectif est de lancer l'alerte rapidement. Un exemple simple :

Formaliser par écrit ou par l'application

Il existe plusieurs moyens de partager cette documentation :

Anticiper les cas particuliers

Selon votre situation, pensez aussi à :

Testez le plan avant d'en avoir besoin

Une journée par trimestre, demandez à votre relais de venir et de gérer toute la journée selon la fiche : médicaments, repas, appels à passer. Vous restez en retrait, vous observez. Qu'est-ce qui manque dans la fiche ? Qui ne savait pas où était quoi ? Quels appels il a dû faire ? Mettez à jour ensemble.

C'est aussi un moment précieux pour votre proche : il ou elle apprend à connaître le relais, voit que vous prenez soin de l'avenir ensemble. Et pour vous, c'est un repos reconnu : vous n'êtes pas obligé d'être disponible ce jour-là.

Accepter que vous ne pouviez pas faire ça seul

L'une des plus grandes peurs de l'aidant est celle-ci : « Si je disparais, mon proche souffrira. » C'est vrai. Mais la solution n'est pas de tout contenir seul, c'est de construire un réseau. Un plan B ne diminue rien de votre amour, il le fait durer.

Prendre du temps pour documenter, pour former d'autres aidants, c'est aussi reconnaître que vous n'êtes pas inépuisable. L'épuisement d'aidant est une réalité, et le prévenir c'est protéger votre proche aussi.

Ange Gardien, en deux phrases

Un bouton d'appel à l'aide sur le téléphone de votre proche : quand il appuie, tout le cercle familial est prévenu en même temps, avec sa position. Le reste du temps, l'application sert au quotidien — médicaments à cocher, rendez-vous, messages, photos.

3,99 € par mois pour six personnes, 14 jours d'essai. Voir comment ça marche.

Ange Gardien n'est pas un service de secours et ne remplace pas les numéros d'urgence. Aucun opérateur ne traite les alertes : seuls les membres de votre cercle familial les reçoivent. En cas d'urgence, appelez le 15, le 18 ou le 112 (le 144 depuis la Suisse).